Prise de relais : par la gauche ou sous le vent ?

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Ce sujet a 2 réponses, 1 participant et a été mis à jour par  Administrateur, il y a 1 an et 4 mois.

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
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  • #7197 Répondre

    Administrateur
    Admin bbPress

    Dans les groupes de cyclotouristes, un sujet fait (parfois) débat : le côté de la prise de relais.

    Sur ce sujet, il existe (au moins) deux écoles :

           Celle des coursiers, qui privilégie la performance,

           Celle des cyclotouristes, qui privilégie la sécurité.

     

    Priorité à la performance :

    Pour les cyclistes donnant priorité à la performance, il va de soi qu’il faut appliquer la méthode la plus performante, c’est-à-dire prendre les relais à l’abri du vent. C’est celle en vigueur en compétition, là où la circulation est neutralisée. Dans cet environnement, rouler à gauche ou à droite importe peu. En situation de cyclotouriste, le problème est que, justement, la circulation n’est pas neutralisée. Alors, par exemple, sur l’axe Plouigneau, au retour vers Morlaix, là où tout le monde se donne à fond, les vents dominants étant de sud-ouest, ceux-ci viennent donc le plus souvent trois quart avant gauche. Les cyclotouristes en recherche de performance insistent alors après de leurs collègues pour qu’ils se décalent vers la gauche afin que les relais puissent être pris par la droite. Cette façon de procéder a pour effet de mettre en situation délicate, par rapport aux véhicules venant de l’arrière, non seulement le cycliste qui vient de céder son relai, mais tous ceux qui ont l’ont cédé précédemment. Le positionnement à gauche du groupe est donc subi en non maîtrisé.

    Priorité à la sécurité :

    Pour les cyclistes ne recherchant pas (à tout prix) la performance, en situation de cyclotouriste la prise de relais doit naturellement s’effectuer par la gauche. Cette façon de procéder permet, avant de doubler pour prendre un relai, de vérifier qu’aucun véhicule ne vient de l’arrière. Ainsi, celui qui se trouve à gauche du groupe maîtrise complètement son positionnement en fonction de la circulation. Pour celui qui cède le relai, étant dans la file de droite, il lui suffit de laisser évoluer la situation, sans se mettre en danger.

    Conclusion :

    Si faire du cyclotourisme est avant tout mettre la priorité sur la sécurité, alors tous les relais devront être systématiquement pris par la gauche et ce, quelle que soit la direction du vent.

     

    Géhéleux

    #7198 Répondre

    Administrateur
    Admin bbPress

    Pour les prises de relais, je trouve que notre fonctionnement devrait être différent:

    A mon sens, c’est la personne au relais qui devrait décider d’elle-même de s’écarter (à gauche ou à droite) quand elle estime avoir fait sa part, et ainsi laisser la place au suivant, et ceci sans que l’ensemble des suivants aient besoin d’accélérer pour le doubler.

    La plupart du temps c’est l’inverse qui se produit, c’est le 2eme suiveur qui décide de passer en augmentant l’allure, pour ensuite la baisser et revenir au rythme précédent.

    Encore heureux que l’on revienne à l’allure précédente, sinon au bout de 10 relais tout le monde se retrouve à 90 km/h.

    Quant à céder le relais par la gauche ou la droite, on peut voir ça de 2 façons:

    • celle que tu évoques qui a les avantages que tu décrits, mais avec, à mon avis, un petit inconvénient:
      • c’est que l’ensemble des collègues vont devoir doubler sur sa gauche celui qui descend et ainsi se trouver à 5, 10 ou 15 en double file sur la chaussée.
    • Si celui qui descend du relais se laisse glisser par la gauche, il sera le seul en double file (donc un seul exposé au danger au lieu de 5, 10 ou 15…).

    Ton point de vue a l’avantage d’ouvrir le débat…et il y aura sans doute d’autres avis.

     

    Jipéhés

    #7199 Répondre

    Administrateur
    Admin bbPress

    Merci de m’avoir donné ton avis, et je vais reprendre ton argumentation.

    Celui qui prend l’initiative de relai :

    « A mon sens, c’est la personne au relais qui devrait décider d’elle-même de s’écarter (à gauche ou à droite) quand elle estime avoir fait sa part, et ainsi laisser la place au suivant, et ceci sans que l’ensemble des suivants aient besoin d’accélérer pour le doubler. »

    Justement, dans un environnement « cycliste » c’est bien à celui qui est en tête de groupe de s’écarter lorsqu’il juge qu’il en a fait assez ou qu’il commence à fatiguer. Dans un environnement « cyclotouriste », c’est plutôt celui qui se sent en forme qui prend le relai. Il arrive parfois qu’un bon rouleur conserve la tête pendant plusieurs kilomètres, parce-que cela ne le gêne pas et, surtout, qu’il se sent à l’aise.

    Dans des relais pris par la droite, ce sont bien les futurs relayeurs qui subissent la situation alors que par la gauche, ils sont à l’initiative, en fonction de leur forme.

    Le temps en double file :

    « La prise de relai par la gauche a des avantages mais avec, à mon avis, un petit inconvénient : c’est que l’ensemble des collègues vont devoir doubler sur sa gauche celui qui descend et ainsi se trouver à 5, 10 ou 15 en double file sur la chaussée. Si celui qui descend du relais se laisse glisser par la gauche, il sera le seul en double file (donc un seul exposé au danger au lieu de 5, 10 ou 15…). »

    Selon moi, le nombre de cyclotouristes exposés est, dans les deux cas, le même car les cyclistes mettent autant de temps à redescendre le groupe qu’à le remonter puisque le relayé ne se laisse pas glisser d’un coup à l’arrière mais continue bien à une allure légèrement inférieure à la file de droite.

    Double file subie ou non :

    A mon avis, le vrai problème est de savoir si la double file est subie ou non. Dans le cas d’une prise de relai par la droite, elle l’est. Dans une prise de relai par la gauche, elle ne l’est pas.

    Dans ce dernier cas, en ce qui me concerne, avant de prendre un relai, je regarde derrière si un véhicule ne s’apprête pas à nous doubler. Pour cela, le rétroviseur est très utile et je ne peux plus m’en passer.

    Par contre, dans l’autre façon de procéder, il est impossible de visualiser l’arrière du groupe et de détecter un éventuel danger. Le passage en double file se fait donc « à l’aveugle », d’où le danger.

    Double file continue ou non :

    La plupart du temps, les relais par la gauche ne se font pas par une file continue. Il s’agit le plus souvent d’initiatives individuelles. Même dans un joli faux-plat descendant comme celui du Plessis vers Morlaix, la double file n’est que ponctuelle.

    Sentiment de sécurité :

    Personnellement, je ne me sens pas du tout en sécurité dans les prises des relais par la droite. Dans cette situation, je dois avouer que j’ai souvent envie de rester en dernière position. Par contre, par la gauche, si je désire prendre un relai, c’est moi qui ai l’initiative, et je me sens en sécurité.

    Pour reprendre l’exemple du Plessis vers Morlaix, je ne vois pas prendre des relais par la droite. Ce serait bien trop dangereux.

    Mais tout cela n’est qu’un avis personnel.

     

    Géhéleux

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